Le métier de graphiste est fait de rencontres. Pour Célestin c’est un véritable moteur. Chacune de ses rencontres l’ont conduit sur de nouveaux terrains d’échanges et d’expression, que ce soit pour une marque de prêt-à-porter comme BUK, l’identité d’un éditeur comme l’Édune, d’un fleuriste comme Bloom, les programmes culturels de Marmande ou bien d’Eysine, la mise en page de livres pour Didier jeunesse ou l’illustration aux éditions du Rouergue... Célestin manipule avec grâce l’outil numérique et pense toujours à l’objet, tel un designer, pour mieux porter de l’affection au document final. Il cherche à transcender le propos, le porter au mieux et surtout au plus juste, à la manière d’un illustrateur. Cette démarche a pour conséquence d’imposer un style, une personnalité facilement identifiable malgré la variété et l’éclatement des travaux dûs à la commande. Car s’il dessine, utilise la photographie ou la typographie, Célestin ne se réinvente pas, il poursuit son chemin enrichi de ses expériences et impose à chaque fois un peu plus précisément sa sensibilité. Il puise son inspiration profonde dans les codes des années 60, les pochettes de disques, les réclames, et enrichit cette base de l’air du temps, de tout ce qui se fait à son goût pour mieux tout digérer et tout restituer avec pertinence. En bref, Célestin est un graphiste, et ce graphiste est un auteur pas comme les autres.